Sociologie et sociétés

Rattachée au département de sociologie de l’Université de Montréal où elle a été fondée en 1969 par Jacques Dofny, Sociologie et sociétés entend contribuer à la diffusion et au renouvellement des connaissances. Mais elle a aussi pour objectif de prendre part aux débats intellectuels qui alimentent la discipline et, plus largement, l’ensemble des sciences sociales et humaines.

Publiée par les Presses de l’Université de Montréal, Sociologie et sociétés est une revue de sociologie générale ouverte à l’interdisciplinarité. Sensible à la multitude des influences théoriques, méthodologiques et empiriques qui alimentent la recherche, la revue a pour mission de refléter les préoccupations centrales d’une sociologie générale ouverte sur les sociologies sectorielles.  Son comité éditorial espère également favoriser les échanges entre diverses sociologies nationales afin de participer au renouvellement des débats de société dans le présent contexte de mondialisation.

Sociologie et sociétés paraît deux fois par année, soit au printemps et à l’automne. Ses numéros thématiques explorent et analysent les multiples dimensions engagées dans la transformation des sociétés contemporaines. Les thèmes abordés sont diversifiés et concernent des questions théoriques ou méthodologiques. Mais ils peuvent aussi mettre l’accent sur les héritages intellectuels en considérant l’œuvre et la contribution de penseurs qui ont marqué l’histoire de la discipline. La direction ou la co-direction des numéros est confiée à des chercheurs québécois ou étrangers de renommée internationale. Au fil des années, des chercheurs de tous horizons ont choisi Sociologie et sociétés comme l’un des vecteurs privilégiés pour la diffusion de leurs travaux et de leurs résultats de recherche.   

Directeur : Pierre Hamel

Responsable du secrétariat : Simon de Carufel

Site web : www.sociologieetsocietes.ca

Dernières parutions

Le numéro 2  du volume 47 de l'automne 2015 de Sociologie et sociétés vient de paraître. Intitulé Trajectoires de consécrations et transformations des champs artistiques Sous la direction de Wenceslas LIZÉ et Marian MISDRAHI.

Si le problème de la construction de la valeur des biens et de l’excellence des producteurs préoccupe l’ensemble des sciences sociales, il se pose avec une acuité particulière aux sociologues et aux historiens de l’art en raison des propriétés propres aux champs artistiques. C’est à ce problème que s’attaque le présent numéro en centrant l’attention sur les instances d’évaluation et de consécration, les trajectoires des artistes que ces instances peuvent conduire vers la reconnaissance et les transformations des champs artistiques qui affectent leur déroulement. Quels sont les circuits, les étapes, les ressources et les institutions qui, au fil d’un parcours, mènent un artiste à la consécration? Quels sont les mécanismes selon lesquels se construisent progressivement les écarts de notoriété entre les artistes ou entre les œuvres?

Les transformations récentes des champs artistiques n’ont pas fait disparaître les voies traditionnelles de la consécration telles qu’elles s’incarnent dans les figures des pairs, de l’expert, du critique et de l’académie, mais elles en ont fait apparaître de nouvelles — associées aux technologies numériques, par exemple — et ont rendu plus efficientes celles qui sont davantage centrées sur la notoriété médiatique et le succès commercial plutôt que sur la légitimité proprement artistique.

Les démarches des auteurs qui sont réunis ici sont variées mais elles ont en commun d’introduire la temporalité dans l’analyse des champs et de la consécration artistiques. Par la variété des disciplines et des contextes nationaux étudiés, les articles de ce numéro apportent un nouvel éclairage aux épineuses questions, centrales en sociologie, de la construction par nature processuelle de la valeur et de la fabrique des trajectoires au sein d’univers sociaux eux-mêmes en constante recomposition.

 

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Le numéro 1 du volume 47 du printemps 2015 de Sociologie et sociétés vient de paraître. Intitulé «Travail et informalté - Nouvelles figures de l'exploitation et des mobilisations au Nord et au Sud» sous la direction de Carole Yerochewski et Yanick Noiseux.

Après plus de trente ans de mutations du travail et de l’emploi, qui se traduisent par une remontée du travail informel, y compris dans les pays industrialisés, doit-on encore parler de crise de la société salariale ? Est-ce que les métamorphoses de la question sociale, pour reprendre l’expression de Robert Castel, ne nous indiqueraient pas plutôt qu’il faille ajuster la focale d’observation et d’analyse ? En regroupant sous la catégorie d’informels les travailleurs atypiques, indépendants, à domicile, les précaires (sur)vivant de petits boulots, ce numéro s’inscrit volontairement dans les controverses sur la façon de caractériser le travail informel, tout en s’en démarquant. Le travail informel ne peut être considéré comme une sphère autonome de l’économie formelle. Activités informelles et formelles sont résolument imbriquées. On met ici l’accent sur les réalités expérimentées par les travailleuses et travailleurs informels et sur ce que leurs mobilisations apportent au renouvellement des perspectives théoriques, souvent (ethno)centrées sur la société salariale au Nord, en examinant leurs aspirations et leurs pratiques sociales. Car ces travailleuses et travailleurs contestent l’ordre social sous de multiples aspects. En outre, les femmes, majoritaires dans le travail informel, y jouent un rôle important. C’est ce qu’illustrent les articles de ce numéro regroupés sous deux axes en mettant l’accent d’un côté sur les résistances, les contraintes institutionnelles et les adaptations et, de l’autre, sur les mobilisations. 

 

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Le numéro 2 du volume 46 de l’automne 2014 de Sociologie et sociétés vient de paraître. Intitulé « Manger-entre plaisirs et nécessités » et dirigé par Priscilla Parkhurst  Ferguson et Faustine Régnier, les études réunies dans ce numéro mettent au jour les dynamiques variables de l’alimentation dans une société moderne où les individus tentent de satisfaire leur faim tout en cherchant le sens de leur vie.