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Experts en : Gouvernementalité néolibérale

BILGE, Sirma

Professeure titulaire

Au cœur de mes intérêts de recherche actuels se trouvent les confluences et collusions contemporaines entre la gouvernementalité de l'immigration et de l'intégration, qui participe pleinement aux politiques de la race et de la nation, ET les normativités et politiques de genre et sexualités que j’interroge et problématise à partir des perspectives théoriques critiques qui puisent dans l'intersectionnalité, les approches postcoloniales et décoloniales, Critical Race Theory, les théories féministes transnationales et antiracistes, ainsi que les courants Queer of color critiques, Queer migration/diaspora studies.

Particulièrement, je m'intéresse aux intrications des politiques de genre, de sexualité et de race dans le contexte des nationalismes occidentaux contemporains avec le Québec comme terrain d’investigation spécifique. S’inscrivant dans une problématisation des déploiements actuels des rhétoriques et des politiques progressistes de genre et sexualités et des mouvements féministes et LGBTIQ pour patrouiller les frontières matérielles et symboliques de l’Occident, mes recherches s’attèlent à examiner les manières dont les immigrés issus des géographies imaginaires extérieures à cet Occident, leurs pratiques culturelles réelles ou présumées, leurs relations entre les sexes, les générations et au sein de la famille font l'objet d'une gouvernementalité ciblée, avec des mesures politiques et interventions spécifiques, et des représentations médiatiques négatives, suscitant parfois des indignations collectives voire de paniques morales. Ce programme de recherche sur « les nationalismes sexuels et la sexualisation de l’immigration et de la citoyenneté » a été développé et continue de l’être au fil de divers chantiers de recherche, dont le projet Masculinités migrantes et imaginaire occidental : une lecture intersectionnelle d’un régime de représentation contemporain (CRSH).

Champs d’intérêt et thèmes d'enseignement

  • Sociologie des relations ethniques
  • Rapports de genre et sexualités
  • Séminaire des relations ethniques et postcolonialité
  • Séminaire pluridisciplinaire Migration, ethnicité et diversité urbaine
  • Théories féministes postcoloniales/anti-racistes, ‘Queer of colour’ critique, intersectionnalité
  • Agentivité des minoritaires
  • Nationalisme et sexualités
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BISSONNETTE, Jean-François

Professeur adjoint

Mon travail de recherche sur le problème de la dette se déploie sur trois plans. Un premier volet, historique, a pour objectif de situer la croissance de l’endettement par rapport aux transformations survenues au niveau du « gouvernement de la vie économique » dans le sillage des réformes néolibérales entreprises depuis la fin des années 1970, notamment dans les domaines des politiques éducatives et du marché du travail. Ces transformations ont induit des conditions de vie qui imposent de s’assujettir à une forme de rationalité disciplinaire où l’endettement est vu à la fois comme un moyen raisonnable d’atteindre l’indépendance personnelle et comme un risque devant être maîtrisé et surveillé.

Un second volet, anthropologique, vise à reconstituer la genèse et la configuration des catégories de pensée qui étayent ce que j’appelle la « morale de la dette », qui tend à définir la norme des conduites légitimes dans le contexte de la financiarisation de l’économie capitaliste. Un dernier volet, politique, porte sur la résurgence d’une sensibilité ancienne dont les œuvres de Platon et Aristote portent encore la trace, et qui tient la dette pour une servitude incompatible avec la libre citoyenneté. J’analyse dans le cadre de ce volet le discours et les stratégies de divers mouvements sociaux ayant entrepris de politiser la relation entre créanciers et débiteurs, et qui voient dans la dette un mécanisme d’exploitation indicatif d’une recomposition des rapports de classes.

S’impose ainsi, à partir d’un examen empirique des dynamiques du capitalisme financier, une réflexion renouvelée sur la genèse, les fondements et les limites de nos conceptions éthico-politiques les plus élémentaires. Dernièrement, ces interrogations ont ouvert sur une reconsidération de la monnaie elle-même, envisagée sous l’angle d’une économie politique des « communs », dans l’objectif d’analyser le rôle et la capacité des monnaies dites « citoyennes » de contribuer au dépassement de l’économie de marché.

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