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/ Département de sociologie

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Experts en : Canada

Amiraux, Valérie

AMIRAUX, Valérie

Vice-rectrice, Professeure titulaire, Chercheuse

Les recherches actuelles de Valérie Amiraux, portent sur la discrimination religieuse des minorités croyantes dans certains États-membres de l’Union européenne, sur le rôle de l’arène juridique dans la régulation des conflits autour du port de signes religieux (France-Grande-Bretagne) et, plus récemment, sur l’articulation entre pluralisme et radicalisation. Dans tous ses projets, elle compare plusieurs minorités croyantes (juives, sikhes, musulmanes) et différents contextes.

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HAMEL, Pierre

Professeur titulaire

Ces dernières années, les thèmes du débat public et de la démocratie délibérative ont contribué à renouveler autant l’étude de l’action collective et des mouvements sociaux que de l’action publique. Mes recherches empiriques et mes réflexions théoriques en prennent acte. Cela me conduit à réitérer une perspective d’analyse tournée vers l’ambivalence des relations entre acteurs et institutions, l’objectif étant de mieux comprendre les formes concrètes d’organisation qu’empruntent les acteurs sociaux. J’étudie plus particulièrement les mobilisations sociales autour des problèmes urbains, mettant l’accent notamment sur celles qui formulent une définition subversive de la ville ou qui défendent des principes de justice. Mais je m’intéresse également aux formes institutionnelles que revêtent les nouvelles modalités de régulation des villes et de l’urbain. Les dispositifs de coopération et de gouvernance mis en place à cet égard concernent les pouvoirs publics et la société civile en plus de s’articuler à de multiples échelles (quartier, ville, région, métropole). Compte tenu des tendances à l’œuvre dans les processus de transformation des espaces suburbains, c’est avant tout l’échelle métropolitaine – voire ‘mégapolitaine’ – qui retient mon attention. En outre, mes travaux traitent en priorité du contexte québécois et canadien et prennent en compte les dimensions économiques, sociales et politiques reliées aux enjeux de la globalisation.

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Leclercq, Jean-Baptiste

LECLERCQ, Jean-Baptiste

Professeur associé

Jean-Baptiste Leclercq s’intéresse aux transformations de l’État social, aux inégalités sociales et aux discriminations. La « prise en charge » de publics stigmatisés par des politiques sociales ou éducatives est au cœur de ses analyses qui ont pour objet les pratiques institutionnelles.

Sa thèse de doctorat (Leclercq, 2007) porte sur la reconfiguration de l’État social et les discriminations en quartier stigmatisé. Il s’agit d’une enquête de terrain menée en Andalousie (Espagne) dans un quartier stigmatisé comme gitan, pauvre et ou marginal (Leclercq, 2009, 2010 et 2013). Il analyse le traitement et la (re)production de discriminations au sein de dispositifs d’insertion mettant en saillance la reconfiguration de l’État social : externalisation des politiques publiques au tiers secteur, décentralisation et activation de la protection sociale. Suite à son doctorat, il réalise un stage postdoctoral, sous la direction de Maryse Potvin, à l’UQAM et au Centre d’études ethniques des universités montréalaises (CEETUM). Il participe alors à une étude exploratoire (Potvin et Leclercq, 2010) documentant les trajectoires sociales et scolaires de jeunes de 16-24 ans issus de l’immigration en formation générale des adultes, puis à une recherche portant sur les processus de classement et d’orientation scolaire (Potvin, Leclercq, Vatz-Laaroussi, Steinbach, Armand, Ouellet, et Voyer, 2014).

En tant que chercheur principal, il a mené récemment une recherche comparative sur la reconfiguration de l’État social en Catalogne et au Québec et sur l’impact des pratiques de « travail communautaire » (Catalogne) ou d’« organisation communautaire » (Québec) sur les inégalités sociales, tout particulièrement dans le champ de l’habitation et de l’aménagement urbain. Alors que les politiques sociales ont tendance à individualiser les pratiques d’intervention, l’organisation/travail communautaire met de l’avant une approche collective des problèmes sociaux, d’où l’intérêt d’analyser ces pratiques marquées par la reconfiguration de l’État social en contextes de crise économique et de restrictions budgétaires. Le projet comporte trois volets interreliés : 1) la réalisation d’études de cas (un centre sociocommunautaire autogéré à Barcelone et un centre sociocommunautaire à Montréal); 2) l’établissement de « cartographies » des pratiques en organisation (ou travail) communautaire dans le champ de l’habitation et de l’aménagement dans les deux villes; 3) une réflexivité collective sur les outils de reddition de comptes et sur la capacité d’agir sur les inégalités sociales. Cette recherche s’est effectuée en collaboration avec Marta Llobet (Membre collaboratrice du CREMIS et professeure à l’UB) et s’inscrit dans l’entente signée entre l’Université de Barcelone (UB) et le CIUSSS-CREMIS. Ce projet a été financé par le Conseil de recherches en sciences humaines (CRSH-Développement-Savoir).

Il également mené une recherche exploratoire sur les jeunes et la santé mentale en partenariat avec le Regroupement des auberges du cœur du Québec (RACQ). Elle s’appuie des groupes de discussions et des entrevues individuelles avec des jeunes en situation de rupture familiale et/ou situation de précarité, voire d’itinérance, qui ont été diagnostiqués en lien avec des problèmes de santé mentale. L’analyse des parcours de vie et trajectoire de service met en lumière les rapports complexes qu’entretiennent ces jeunes avec leurs diagnostics, la médication et diverses institutions. Des groupes de discussions ont également été menés avec des intervenants des Auberges du cœur. Cette recherche a été financée par le CREMIS et le RACQ.

Suite à cette recherche exploratoire, une recherche est actuellement menée avec Cécile Van de Velde (chercheure principale) et Nadia Giguère :  « Les jeunes et la médication psychotrope au Québec : mesurer, comprendre, agir », en partenariat avec le Mouvement Jeunes et santé mentale. Cette recherche, qui comprend un volet quantitatif et un volet qualitatif, est financée par le CRSH (Engagement partenarial, 2018-2019).

Parallèlement, il participe au projet « Pratiques de première ligne en contexte d’inégalités sociales : élaboration d’un cadre théorique intégrateur des pratiques en santé et services sociaux » (Côté, Godrie, Gendron, Giguère, Karazivan, Leclercq, McDonald et Rose). Ce projet est financé par la Faculté de médecine et le Vice-décanat à la recherche, à la création et à l’innovation de l’Université de Montréal (2014-2020).

Jean-Baptiste Leclercq est porteur du champ « État social » au CREMIS. Il organise des conférences et des séminaires sur le sujet.

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Sallée, Nicolas

SALLÉE, Nicolas

Professeur agrégé

Mes recherches portent sur le rôle joué par les institutions pénales dans les stratégies contemporaines de régulation des conduites, visant simultanément, en lien avec divers acteurs des champs sociaux, médico-sociaux ou sanitaires, à punir, à éduquer, à soigner, à accompagner, à réhabiliter, à contrôler, à normaliser, etc.

C’est à ce titre que j’étudie les pratiques d’accompagnement, d’encadrement et/ou d’enfermement des jeunes délinquants, en France et au Québec. Attentif au travail quotidien des acteurs de la justice des mineurs, ainsi qu’à l’histoire de leurs professions et des savoirs qu'ils mobilisent, je cherche à déceler l’émergence, des deux côtés de l’Atlantique, de nouveaux modèles de traitement de la délinquance juvénile, qui se diffusent à la fois entre les murs (prisons, centres fermés, etc.) et hors les murs (dispositifs probatoires, surveillance dans la communauté, etc.).

Depuis plus récemment, je développe également, en collaboration avec divers collègues (historiens, juristes, sociologues), des travaux sur l'évolution du traitement pénal de la sexualité, soulevant notamment des réflexions sur les modes de régulation des sexualités juvéniles, ainsi que sur le traitement pénal des personnes atteintes de troubles mentaux.

Je m'intéresse enfin à l'histoire de la sociologie, en particulier sous l'angle de ses rapprochements/intersections avec les sciences du psychisme.

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